Test de l’Acer Predator Helios 300 2021 : plus de puissance et d'endurance pour un rapport qualité-prix amélioré

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Dans la grande farandole des PC portables de gaming, la gamme Predator s’est faite un nom qui sonne joliment, entouré d’une bonne réputation. Les Predator se découpent en deux familles et une multitude de sous-modèles. On a donc les Triton, qui tendent vers l’ultraportabilité, et les Helios, plus classiques dans leur approche. C’est au nouveau représentant de l’entrée de gamme des Helios qu’on a à faire aujourd’hui, le modèle 300. Nous avions eu l’occasion de tester son édition 2020, et, en un an, peu de choses ont changé. Si ce n’est peut-être l’essentiel.

Configuration et connectique

On retrouve le même solide processeur de dixième génération que sur le modèle de l’année dernière, il a juste un an de plus. Il s’agit toujours d’un Core i7-10750H, à six cœurs hyperthreadés, cadencés à 2,6 GHz, épaulé par 16 Go de DDR4-3200 (en deux slots). La nouveauté dans la configuration est à chercher du côté de la carte graphique embarquée : la GeForce RTX 2060 cède sa place à une GeForce RTX 3070, équipée de 8 Go de GDDR6. Ce saut générationnel présage de beaux gains en performances.

Pour finir, on s’étonne que le stockage principal se limite toujours à 512 Go, c’est vraiment peu, voire pas assez si vous aimez multiplier les applications et jeux installés en permanence. Heureusement, ce stockage SSD est ultrarapide. Nous avons enregistré des débits de 2940 Mo/s en écriture et 3042 Mo/s en lecture. Le transfert de fichiers ou l’installation/exécution de jeux ne devrait pas être ralenti par le stockage.
Par ailleurs, il est possible de facilement augmenter la capacité de stockage du portable en ajoutant un disque au format 2,5 pouces. Acer a prévu de la place dans le châssis de son Helios 300.

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Extérieurement, d’ailleurs, l’ensemble est identique à celui de l’année dernière. Il mélange de l’aluminium pour la partie supérieure de la base (repose-main et pourtour du clavier) et du capot, et plastique, notamment pour le cadre autour de l’écran et le dessous du PC. L’impression est bonne sans être premium de bout en bout. La prise en main donne une impression de qualité avec quelques petits couacs, le manque de rigidité de l’écran en étant un bel exemple.

Le boîtier du modèle 2021 offre donc les mêmes points forts et points faibles que son aîné. Ainsi, la connectique, plutôt complète (1x HDMI 2.0b, 1x mini-DisplayPort, 2xUSB-A 3.2 Gen1, 1 x USB-A 3.2 Gen 2, 1 x USB-C 3.2 Gen2, un port 2,5 Gigabit Ethernet et un port mini-jack) est répartie des deux côtés de l’appareil. Puisqu’on parle connectique, précisons que l’Helios est compatible avec la technologie Killer DoubleShot Pro, d’Intel, qui permet de répartir les flux réseaux en fonction des méthodes de connexion. Ainsi, vous pouvez faire passer les jeux par le port Ethernet et tout le reste par le Wi-Fi 6, vous assurant le meilleur débit pour vos jeux…

Ergonomie : du bon, et du moins bon

Continuons avec la connectique, la disposition des connecteurs pose un problème quand on connecte une souris sur le côté ou une sortie vidéo, les câbles branchés peuvent gêner les mouvements de la main. Sans compter que la sortie d’air chaud latérale échauffera vos doigts.
La charge, elle, se fait par l’arrière, ce qui est une bonne chose, mais pas en USB-C, ce qui est moins bien. D’autant qu’il nous est arrivé, une fois ou deux, de débrancher le connecteur en repositionnant le PC sur notre bureau. Il forme une sorte de coude, qui peut pivoter et forcer l’extraction de l’embout de charge quand il se prend dans un rebord de bureau, par exemple.

Intéressons-nous maintenant au clavier. Proposition relativement exceptionnelle, il intègre un pavé numérique sur le côté droit. Cela implique toutefois que le pavé tactile est excentré sur la gauche. L’impression visuelle est étrange, et on doit en effet s’habituer à ne pas être « centré » quand on cherche le pavé tactile du bout du doigt – un pavé tactile pas des plus agréables, qu’il faudra évidemment remplacer par une souris externe, si vous souhaitez jouer sérieusement.

Passé une période d’adaptation un peu plus longue que de coutume, notamment due au fait que les touches sont un peu plus étroites que sur le clavier de notre MacBook Pro (1,5 cm de large seulement) et davantage espacées (3 mm contre 2), on trouve la course des touches assez agréable. Elles sont réactives, souples et peu bruyantes.

PC de gaming oblige, les touches ZQSD sont d’une couleur différente et l’ensemble du clavier peut évidemment être rétroéclairé. Grâce à une application, baptisée Predator Sense, il est possible de contrôler la couleur de ce rétroéclairage en quatre zones verticales (et non touche par touche, comme le proposent certains concurrents, Alienware en tête), la lumière pouvant clignoter, balayer les touches d’un côté à l’autre, etc. La sobriété ne fait pas de mal quand on joue dans le noir, nous ne sommes pas partisans de transformer un PC en discothèque, mais sachez que c’est possible.
En définitive, on regrettera deux choses concernant ce clavier. Il est nécessaire d’appuyer sur la touche Fonction pour pouvoir régler le volume sonore ou la luminosité d’écran à partir des touches directionnelles. Ce n’est pas vraiment pratique, ni au quotidien et encore moins en jeu. Enfin, on trouve tout en haut la touche Turbo, qui va lancer les ventilateurs à leur maximum pour que vous profitiez de la toute puissance de l’ensemble. Outre que son intérêt est limité, un conseil, optez pour un casque si vous l’activez

Terminons sur la Webcam. Elle a le mérite d’être là, mais s’avère d’une qualité médiocre si on cherche à l’utiliser quand la lumière n’est pas au rendez-vous. Ce n’est plus du bruit numérique à ce niveau, c’est un fourmillement ininterrompu qui picote les yeux. Par ailleurs, elle ne permet pas d’activer de fonction de reconnaissance faciale (Windows Hello), et comme le clavier n’embarque pas de lecteur d’empreinte digitale, mieux vaudra apprécier taper votre mot de passe ou votre code de session.

Ecran : du mieux, mais encore des progrès

Parlons maintenant de l’écran. La diagonale de 15,6 pouces aurait sans doute pu être agrandie en affinant un peu les bordures assez larges et disgracieuses. Pour tout dire, elle donne l’impression que la dalle est plus petite qu’elle ne l’est.
Néanmoins, l’écran Full HD mat (Ahhhh la belle idée bien réalisée !) est plutôt agréable à utiliser de jour comme de nuit, et son taux de rafraîchissement de 144 Hz, assure un bon confort et une belle fluidité dans les jeux où il ne faut pas en louper une miette sous peine d’être le fragué.

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L’année dernière, l’Helios 300 affichait une luminosité vraiment faiblarde (296 cd/m2), cette année, on note un progrès certain, mais qui est encore un peu juste (350 cd/m2). Ce sera sans doute trop peu si vous devez l’utiliser dehors, et parfois un peu faible quand les ambiances sont sombres. Mais la dalle n’est pas trop soumise aux reflets donc vous devriez pouvoir vous en sortir.

Ce qu’il gagne en luminosité, l’écran semble devoir le perdre en contraste. L’année dernière, la dalle offrait un contraste tout juste honnête de 1 122:1, cette année, on trouve un 945:1. C’est assez peu. Néanmoins, la qualité des couleurs, qui était vraiment très problématique sur le Predator Helios 300 2020, s’est fortement améliorée selon nos mesures. Le Delta E2000 est désormais de 2,81, contre 4,37 précédemment. Un sacré progrès qui plaira à vos rétines, et pourra éventuellement satisfaire les pro de la vidéos ou de la photo.

Performances : l’apport de la dernière génération de RTX

Avec son Core i7 de dixième génération, l’Helios 300 2021 a de quoi tenir la route, mais on aurait apprécié qu’Acer le remplace par un modèle à huit cœurs, comme on en voit plus souvent maintenant dans les PC de gaming. Toutefois, indéniablement, son principal atout est l’arrivée de la GeForce RTX 3070, et de ses 8 Go de GDDR6.

Avec des outils de benchs synthétiques comme PCMark 10, l’Helios 300 2021 obtient un score général de 5 639 contre 5 205 pour son aîné. Il est intéressant toutefois de noter que le nouvel arrivé ne fait pas carton plein et ne dépasse pas systématiquement le modèle qu’il remplace. Pour les sous-scores Essential et Productivity, il marque ainsi le pas, néanmoins, il affirme une nette domination pour la partie Creation, qui concerne aussi bien l’édition de photo que de vidéo, ainsi que des calculs de rendus 3D. C’est là que l’apport de la RTX 3070 se fait sentir.

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Quand on s’oriente davantage vers le cœur de métier du Predator, à savoir le jeu, on peut également compter sur un autre outil synthétique pour prendre la mesure des progrès de l’Helios 2021. Unigine Superposition accorde un score de 18 236 points au modèle 2021, contre « seulement » 11 542 points pour la version 2020. La progression est donc évidente. Le saut générationnel est certain.

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Et quand on se tourne vers des jeux, le gain se confirme. En Full HD, donc, avec les réglages fixés sur Ultime, on observe un gain de plus de 64% d’images par seconde en plus avec le modèle 2021 pour le bench avec The Division. Avec Rise of the Tomb Raider, le gain est de presque 37%, on ne devrait pas manquer de fluidité de sitôt.

Comme pour la génération précédente, Predator Sense permet de contrôler certains réglages. De l’éclairage du clavier aux réglages des ventilateurs, afin de faire plus ou moins de bruit. Il permet également de définir différents réglages pour un jeu en particulier, qui s’exécutera au lancement du titre.

Mais, surtout, Predator Sense donne accès à trois niveaux d’overclocking prédéfini du GPU : normal, rapide, extrême. Évidemment, chacune de ces étapes donnent plus de puissance au GPU, au prix d’une augmentation du bruit des ventilateurs.

Nous avons donc réalisé des tests avec trois jeux, pour voir si ces réglages avaient une incidence sur les performances de la machine. La réponse est oui, mais les différences ne sont pas toujours folles. A chaque palier, on gagne quelques images par seconde, c’est certain, un peu plus de fluidité, même si en l’occurrence même le mode « normal » offre généralement de quoi jouer sans se poser de question, en poussant les réglages au maximum, ou presque. C’est l’avantage de n’avoir qu’une dalle Full HD à servir.

Dans le graphique ci-dessus, vous aurez sans doute noté les lignes rouges. Elles correspondent tout simplement aux performances offertes dans nos trois jeux lorsque l’Helios 300 fonctionne… sur batterie.
Non seulement le mode normal est le seul accessible quand le portable n’est pas connecté au secteur, mais les composants se mettent clairement à la diète. Aucun des jeux cités dans le graphique n’est réellement jouable. Sauf à aimer les diaporamas. Nous avons réussi toutefois à jouer à Left 4 Dead, sorti en… 2008.

Voilà qui donne une information importante. Ce Predator n’est pas un PC portable de jeu, mais un PC transportable de jeu. Autrement dit, ne comptez pas vous en servir pour platiner vos AAA préférés dans le train.

Autonomie : de beaux progrès…

Ne comptez donc pas jouer pendant des heures loin du secteur. Ce qui ne veut pas forcément dire que vous ne pourrez rien faire sur batterie. Nos deux tests lui trouvent d’ailleurs une autonomie plutôt honorable… pour un portable de gaming.
En autonomie polyvalente, qui simule différents usages du quotidien, on a ainsi trouvé une autonomie de 5h24, c’est 5,4% plus autonome que la moyenne des PC de gamers testés par notre laboratoire au cours des douze derniers mois.
En autonomie streaming, qui consiste à lire une vidéo en diffusion continue, nous avons atteint 4h50. Cette fois-ci, c’est 8,5% plus autonome que les PC de la même catégorie au cours de l’année passée

Bien entendu, l’Helios 300 n’est pas un marathonien, mais il n’a pas à avoir honte de ses performances en la matière. Il pourra même vous servir à regarder quelques épisodes d’une série au cours d’un trajet en train.
Mais rappelez-vous, pour jouer à des jeux exigeants, il faut le brancher. En revanche, si vous vous adonnez à des jeux moins gourmands en ressources, vous pourrez jouer sur batterie. Nous avons ainsi pu flinguer du zombie pendant 75 minutes dans Left 4 Dead, avant que l’Helios 300 ne rende les armes – heureusement dans une safe house.

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